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Le Psaume 127  est un peu particulier, on admet sans preuves réelles qu’il a été écrit par Salomon  peut-être parce qu’il ressemble un peu au texte des proverbes. On utilise généralement ce psaume pour parler des sujets domestiques : le couple, la famille, les enfants . En suivant l’étude proposée par E.Peterson qui me sert de base, j’aimerais tirer un enseignement plus général et qui concerne tout le monde, chacun de ceux qui marchent avec le Seigneur et parler du travail.

 

Nous avons en face du mot "travail" cette idée de sentiments confus, mitigés et contradictoires ;le travail est une bénédiction ... et un asservissement, un épanouissement ...et une contrainte, le travail peut-être une joie ....et un fardeau, une libération ou une drogue.

« Allez comprendre : le travail anoblit l’homme, mais le rend esclave ! » dit Pierre Doris.

 

L'origine du travail

Il peut épanouir l’homme ou la femme, mais il peut aussi le tuer. Nous retrouvons cette ambiguïté dans les textes de l'Ecclésiaste. Pour mieux comprendre, il faut remonter à la Genèse et remarquer d’abord qu’au commencement Dieu travaille, Il crée et ensuite Il se repose et le travail de l’homme comme d’ailleurs le repos sont institués avant la chute. Le travail de Dieu est le fondement de tout travail. Mais depuis, nous croyons à un mensonge de Satan, nous croyons que nous pouvons égaler Dieu par nos œuvres, par notre travail, par ce que nous sommes capables de faire avec nos propres forces et nos vies sont depuis centrées sur nous-mêmes au lieu d’être centrées sur Dieu. Nous voulons être comme Dieu.Le Psaume 127 nous révèle ce mensonge et nous dit que sans Dieu, ce que nous faisons est vain et si  nous décidons d’ignorer cette mise en garde fondamentale c’est un pain de douleur que nous mangeons. Le travail peut devenir une malédiction. Nous devons réaliser que la société a détourné le sens initial du travail et a mis en avant la cupidité dans le travail. Le travail n’est pas seulement l’emploi rémunéré, c’est tout ce que nous faisons. Allez-dire à une mère de famille dans sa maison qu’elle ne travaille pas et cela s’applique aussi à toutes ses occupations et ses efforts qui sont évidemment légitimes.

 

Notre travail sans Dieu est vain.  

En face du travail, il y a deux comportements contre lesquels la parole de Dieu nous met en garde.

- Penser que tout dépend de nous, de ce que nous faisons , qui conduit au stress, à l’anxiété et même à l’addiction. On peut être drogué du travail et cela peut conduire aux mêmes conséquences que la drogue, l’alcoolisme ou le jeu. Cela peut conduire à la rupture des relations, par exemple au divorce et même à la dépression et au suicide. Pensez aux personnes dans votre entourage qui sont esclaves de leur travail. C’est à elles que le psalmiste dit : « C’est en vain que vous vous levez le matin et que vous vous couchez tard. » . Le résultat : un pain de douleur, ils se mettent en peine pour essayer d’avoir plus, mais Jésus combat cette anxiété fondamentale en énonçant dans le sermon sur la montagne : Ne vous inquiétez de rien – Votre Père sait ce dont vous avez besoin.

Placer trop d’importance à son travail est une folie, c’est fondamentalement ne pas faire confiance au Seigneur et retomber dans le mensonge de Satan en se prenant pour Dieu. Le Psaume nous donne un exemple : Que faisons-nous pour obtenir des fils et des filles ? Très peu de choses et pourtant Dieu demande notre participation par un acte d’amour qui procède de la création, nous participons ainsi à l’œuvre de Dieu qui est une récompense.

- Puisque c’est Dieu qui travaille et ce que je fais est vain, je peux m’asseoir et paresser. On oublie que c’est Dieu lui-même qui nous demande de travailler. Avant toute chose, le travail est une activité divine. L’église primitive a très vite rencontré ce problème et l’apôtre Paul est particulièrement sévère. Dans la seconde épître aux Thessaloniciens au chapitre 3, il se donne en exemple, lui l’apôtre, il ne veut pas dépendre des autres et il travaille en faisant des tentes et à ceux qui veulent profiter, il répond brutalement : Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. Dieu pourvoit à nos besoins mais cela ne veut pas dire que je n’ai rien à faire. Je dois reconnaître que je dépends de Dieu pour tous les besoins essentiels de ma vie et je dois aussi reconnaître qu’il a une tâche, un travail pour moi, prendre soin du jardin de Dieu et que je suis un serviteur qui ne doit pas enterrer son talent.

 

Notre travail peut être un acte d’adoration.

Il faut d’abord comprendre que seul Dieu peut nous donner ce qui peut rendre notre travail utile dans la perspective du royaume. Notre prière, c’est celle qu’on trouve dans Psaume 90:17. Nous devons demander à Dieu d’intervenir et bénir nos différentes activités et alors ce que nous faisons prend une toute autre dimension, ce n’est plus seulement un acte matériel mais cela devient un acte d’adoration. Pensez par exemple à l’œuvre des divers artisans qui sont intervenus lors de la construction de l’arche de l’alliance ou du temple. Quand Jésus lave les pieds des disciples, il fait un travail domestique humble et pourtant cela devient un vrai acte d’amour et de bénédiction. psaume 127Dans la seconde partie, le psalmiste parle des récompenses de notre travail et il met en avant les enfants ou plutôt dans la culture juive de ce temps, les fils. Eugène Peterson constate que Dieu donne plus d’importance aux hommes qu’aux choses matérielles. La vraie récompense réside dans les relations qui se créent, c’est de cela que je dois remplir mon carquois. En d’autres termes, les gens avec lesquels je travaille sont plus importants que ce que je fais. Démontrer par mes actes, l’amour de Dieu pour ceux avec qui je travaille aussi bien à la maison, dans la famille, que sur mon lieu de travail. A l’image de Jésus, qui ne se préoccupait pas des choses matérielles mais qui a tourné tout son ministère à s’approcher des autres et à tenter de créer une relation.

Pour conclure, le Psaume souligne que le Seigneur donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil, il est aussi le Dieu du repos et nous devons aussi vivre ce repos sous son regard (Matthieu 11:28-29). Dieu prend soin de nous aussi bien dans nos activités  que dans notre repos. Cela met en évidence que ce n’est pas tant ce que nous faisons qui est important que notre attitude de confiance et de foi en toutes circonstances. Au fond, nous dépendons fondamentalement de la grâce de Dieu, c’est Lui qui nous donne les capacités, c’est Lui qui produit en nous, le vouloir et le faire, mais c’est aussi Lui qui nous donne le repos. Nous dépendons de Lui pour tous les aspects de notre vie et nous ancrons donc dans notre esprit cette affirmation ‘Si l'Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l'Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain.’  

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