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Une des formules du « Notre Père » que nous avons souvent répétée sans peut-être en saisir toute la portée : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Matthieu 6:12   fait partie des quatre demandes ou prières que le croyant adresse à Dieu en termes d’aide et de libération.

Notre Père d'EXO ...chanté à Strasbourg 

 

Elle a donné lieu à de longs débats théologiques et linguistiques sur la pertinence de la traduction des mots grecs. « Remets-nous nos dettes, éloigne-nous de nos dettes » serait peut-être plus exact, mais pas beaucoup plus éloigné du sens communément retenu actuellement dans la prière du « Notre Père », que nous retiendrons ici par simplicité. 

Cette demande du pardon vient après la demande de pain quotidien, avant l’éloignement de la tentation et la délivrance du mal. 

J’en parlerai comme 

  • un acte central de la foi chrétienne
  • un acte de libération, accordé gratuitement par Dieu, et qui se répète régulièrement dans la prière et dans l’Eglise
  • un acte de communication, qui témoigne de l’action de la grâce en transformant les rapports humains.

Un acte central de la vie chrétienne 

La prière témoigne de l’importance du pardon dans la vie chrétienne, non pas comme élément accessoire ou parmi d’autres, mais comme élément central. 

  • Le pardon existe dès l’Ancien Testament. Il est fait sans cesse référence à la miséricorde de Dieu. Dans Exode 20: 6 Dieu conserve son amour jusqu’à mille générations, pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché. Le psaume 51 de David, ou Miserere qui est une longue prière où David demande et obtient le pardon pour le péché d’adultère et le meurtre. 
  • Et Moïse (Nb 14:19) qui supplie Dieu de pardonner l’iniquité de ce peuple décidément bien infidèle que Dieu, avec l’aide de Moïse, a sauvé de l’Egypte… Daniel ( 9:18 )demande le pardon en exprimant dans une confession poignante la repentance, la douleur de son peuple : « Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles et nous nous sommes détournés de tes commandements… Ce n’est pas à cause de nos mérites que nous te présentons nos supplications, mais à cause de tes grandes compassions. Seigneur, exauce ! Seigneur, pardonne ! » 

Ainsi, de siècle en siècle, les hommes de la Bible ont redit à leur manière : «  tu es bon, ô Eternel, tu pardonnes ! » 

  • Et le Nouveau Testament, qui commence souvent dans les Evangiles avec l’action de Jean Le Baptiste, est une marque supplémentaire de la continuité de l’action des prophètes puisque Jean insiste sur l’urgence du repentir, comme symbole de la nouvelle vie qui commence.
  • Les miracles de Jésus sont la plupart du temps reliés au pardon. Tes péchés sont pardonnés, dit Jésus au paralytique couché devant lui, ta foi t’a sauvé ». 
  • Le pardon de l’apôtre Paul pourtant auteur du martyr, d’apôtres comme Etienne qui obtient l’honneur d’être choisi par le Seigneur comme celui qui va étendre le christianisme au-delà de la petite nation d’Israël.

Jésus, de manière parfois théâtrale ou pédagogique, a magnifié le pardon.je te fais grace

  • Dans Luc 17-3, où il faut pardonner en permanence. « Prenez garde à vous-même » dit Jésus, « si ton frère a péché, reprend-le, et s’il se repend, pardonne lui, et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi disant je me repends, tu lui pardonneras.»
  • L’Evangile de Matthieu est encore plus radical où Jésus affirme : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois, cette fois », c'est-à-dire l’infini sans limite et sans condition.

 

Un acte de libération

Un acte gratuit : 

Il existe dans l’Evangile, et plus largement dans la Bible, une contradiction apparente entre des passages qui semblent lier le pardon à la repentance, et d’autres qui annoncent un pardon inconditionnel. Dans Luc 17, il faut se repentir pour être pardonné. Dans Matthieu 18, il n’existe plus de condition.

Dans le livre de l’Exode, il est clairement mentionné que Dieu pardonne le péché mais n’oublie pas le pécheur désigné coupable. 

Il semble pourtant que le pardon se dégage souvent de la repentance posée comme un préalable, et que celle-ci devienne progressivement la conséquence et non pas la condition du pardon. Quand Jésus pardonne à la femme adultère, celle-ci ne se repent pas vraiment, elle implore simplement la pitié de Jésus. Il lui recommande simplement de ne pas recommencer, et il en sera de même pour la femme pécheresse lorsque Luc fait dire à Jésus : « Elle a beaucoup aimé parce qu’il lui a été beaucoup pardonné ». 

Plus radical encore, le mot de Jésus à l’égard des soldats qui le frappent pendant la montée sur le Golgotha : « Père, pardonne leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ». Jésus n’attend rien de ces soldats qui se sentent légitimes de le frapper ou qui, au-delà d’un sadisme ordinaire, estiment faire leur devoir et oublieront très probablement vite le crime qu’ils sont en train de commettre. 

En fait, le pardon infini de Dieu semble être lié à l’amour infini de Dieu

Lorsque nous pardonnons en tant que parent à un jeune enfant, nous n’attendons pas systématiquement de lui une reconnaissance ou un repentir. Nous ne cherchons même pas à être pédagogique, à prendre date pour l’avenir, même si cette recherche sera présente et se manifestera un jour. Le moteur du pardon réside plutôt dans l’affection paternelle envers un être que l’on sait faible et insuffisamment éduqué. Il s’agit d’un geste gratuit, témoignage de notre amour. 

Comment ne pas imaginer qu’il en est de même pour Dieu, même si s’agissant de lui, cet amour est encore plus amplifié que ne peut l’être l’amour humain ?

 

Le Nouveau Testament apporte néanmoins une explication fondamentale supplémentaire, une des clefs du christianisme : le sacrifice du Christ sur le calvaire s’est imposé comme la réponse définitive et absolue à la requête des pécheurs concernant le pardon. Comme l’écrit Saint-Paul aux Romains, le Christ « a été livré pour nos offenses ». Il a donné sa vie en acceptant d’être « fait péché » pour nous. Il est donc le témoignage par excellence, la révélation parfaite de l’amour de Dieu qui, comme le dit l’apôtre Jean dans sa première épître, « a envoyé son fils comme une propitiation pour nos péchés. » 

Ce principe fondamental de l’Evangile permet de suggérer un sens à la progression qui semble exister au sein de la Bible entre le pardon conditionnel lié à la repentance (Ancien Testament) et le pardon inconditionnel, conséquence du sacrifice du Christ.

 

Un acte permanent :

Il existe une seconde contradiction entre le fait que nous devions demander le pardon de Dieu chaque fois que nous récitons le « Notre Père » et le salut par grâce : la Bible nous enseigne que Jésus-Christ a été une fois pour toute la victime expiatoire de tous nos péchés qui nous sont remis non pas parce que nous sommes jugés mais parce que nous avons été justifiés. Or, la prière est par essence répétition. 

Si nous devons prier ainsi, c’est parce que malgré notre foi, nous sommes et nous restons des pécheurs. Le péché est permanent chez nous car même justifiés, nous restons pécheurs (« simul justus et peccator, semper justus et peccator », disait Luther).

 

C’est de cette nature que nous devons être et rester persuadés, pour comprendre le sens et l’ampleur de notre dette envers Dieu. 

Pareille conception de l’homme est pourtant rejetée par nos contemporains, qui ne croient plus au péché et n’éprouvent aucun besoin de pardon. Les confessionnaux sont bien vides en milieu catholique aujourd’hui ! Et les pensées protestantes bien loin de la confession des péchés ! Comme si on voulait s’éloigner d’un aspect de la religion qui humilierait l’homme par le pardon en le cantonnant dans une atmosphère permanente de condamnation. L’homme ne serait pas fait pour vivre dans ce cadre contraint. C’est en lui-même qu’il doit chercher sa loi et sa fin. Il doit s’affirmer. Croire qu’un pardon soit nécessaire, c’est refuser sa propre liberté, son propre destin. 

Mais cette répétition du pardon dans la prière a deux objets : changer notre regard sur nous-mêmes, sur les autres et sur Dieu (pardonne moi les égarements que j’ignore disait le psalmiste (Ps19,13) ; nous rappeler avec allégresse la promesse magnifique que Dieu veut nous pardonner.  Ceci sans nous endormir sur cette promesse, en maintenant nos sens en éveil, en permettant à notre foi de se vivifier. Nous avons à découvrir que le pardon de Dieu sera la force et la joie de notre vie

 

Un acte collectif : 

Le nous de la prière doit appeler notre attention alors que le pardon pourrait apparaître un acte éminemment personnel. C’est un nous qui n’est pas dû au hasard, même si son association au pardon est relativement isolée dans le Nouveau Testament (moins dans l’Ancien, car il est souvent mis en relation avec le peuple d’Israël). Cet appel au pardon, il nous est demandé de l’adresser à Dieu dans l’Eglise, lieu de communion de tous les chrétiens. C’est dans l’Eglise, avec l’Eglise, que nous prononçons la prière de l’Eglise universelle. L’Eglise est l’annonciatrice et le témoin du pardon, dans la liturgie de chaque culte où elle est annoncée. La rémission de nos péchés n’est pas individuelle, elle est promise à chacun de ceux qui s’unissent au corps de l’Eglise dans ce qu’il est communément convenu d’appeler la communion des Saints. Elle est un acte central du culte chrétien, même si point n’est besoin d’une intercession entre Dieu et ses fidèles pour demander et obtenir le pardon qui s’obtient par grâce seule. Le caractère collectif du pardon par grâce constitue pour chacun de nous un geste d’humilité. 

Ce caractère collectif d’un pardon qui se demande et s’acquiert par le dialogue entre le Seigneur et chaque chrétien, on peut en voir un témoignage dans les affirmations du Christ aux apôtres, dont on citera un exemple dans l’Evangile de Jean « Ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leurs seront remis » (Jean 20,23). Chez Matthieu, Jésus remet à Pierre les clefs de l’Eglise aux mêmes fins. 

Un tel caractère collectif se justifie d’autant plus que le renouvellement permanent du pardon est nécessaire. Comme le disait Martin Luther King dans son Grand Catéchisme : « que personne ne s’imagine pouvoir parvenir durant la vie terrestre à ne plus avoir de pardon. Si Dieu ne pardonnait pas sans cesse, nous serions perdus ».   

L’objectif du pardon se dessine alors : un vecteur de la libération totale de l’homme qui va vivre dans la reconnaissance, la gratuité et l’amour plutôt que dans la recherche anxieuse et frénétique et probablement destructrice de mérites qu’il chercherait vainement à acquérir par la mortification et par le sacrifice, c’est-à-dire par des actes surhumains dont la répétition tout au long de la vie est impossible. La grâce de Dieu suffit à nous rassurer, mais aussi à nous mobiliser et à nous mobiliser dans une autre mission plus noble, plus forte : celle de l’amour de Dieu, comme forme de reconnaissance : Jean, dans sa première épitre 1 Jean 4 l’affirme, qui indique : « Pour nous, nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier.»

 

Un acte de communication :

Le pardon se partage : 

Le pardon est un acte partagé, comme l’amour. On sait que l’amour que nous portons à Dieu est indissociable de l’amour que nous portons aux autres, puisque ce sont les deux volets du commandement suprême rappelé par Jésus. 

L’amour des autres est également indissociable du pardon. C’est ce qui explique l’association qui est faite par Jésus lorsqu’il dit : « comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». 

Cette association, on ne la retrouve pas seulement dans la prière du « Notre Père ». On la retrouve souvent. Paul l’a réaffirmé lorsqu’il indique dans Colossiens 3-13 : « De même que le Christ vous a pardonné, pardonnez-lui aussi ». 

Matthieu 6,14-15 indiquera : « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses ».

Tout le monde connaît la célèbre formule de Jésus, qui est un peu provocatrice, et qui est reprise dans Matthieu 5-39 : « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente lui aussi l’autre. »

 

Evidemment, la formule n’est pas à prendre au pied de la lettre. Le but n’est pas de se laisser frapper une deuxième fois en tendant une seconde joue, mais de tendre différemment une autre joue, de se présenter devant l’autre de façon à briser le cercle vicieux de la violence. Il faut comprendre le vrai sens de formules que Jésus a voulu provocatrices pour saisir l’attention de son auditoire. 

Ces deux pardons ne sont pas associés par hasard. Ce lien constitue un témoignage de l’importance du pardon des offenses des autres.

Une telle association est parfois mal reçue par les chrétiens. Le pardon de Dieu est-il la récompense de l’effort, du mérite, qu’il y aurait au préalable à pardonner aux autres ?   

Une telle lecture ne serait pas la bonne. Dieu ne nous pardonne pas parce que nous pardonnons. Le pardon de Dieu est un acte inconditionnel, gratuit et premier. Mais ce n’est pas un acte de sens descendant qui nous laisse sans aucune conséquence, sans aucune responsabilité.

 

Pourquoi ce qui ne nous choque pas pour le concept d’amour nous choquerait pour le pardon ? Les deux ne sont-ils pas liés ? 


Le pardon transforme, mais progressivement et imparfaitement : 

Pardonner à quelqu’un, c’est le libérer de la culpabilité qu’il ressent à notre égard ou envers lui-même. N’oublions pas que les offenses qui nous apparaissent les plus graves ou les plus blessantes sont souvent celles que l’autre ne veut même pas reconnaître. N’oublions pas que nous sommes mauvais juges des offenses des autres et que nous pouvons  difficilement nous faire justice nous-mêmes. Mais comme il libère celui qui est pardonné, le pardon libère encore peut-être plus celui qui pardonne. En vouloir indéfiniment à quelqu’un, à la plupart des gens que nous connaissons dans notre entourage, voire à la terre entière, c’est être encombré de haine, de ressentiments, de désir de vengeance, c’est finalement accepter de se faire manger sa vie par le rejet des autres, et le refus de la relation avec les autres. Pardonner, c’est se libérer de tous ses sentiments négatifs et mortifères. Accepter de dépasser la blessure que l’on a eue.

C’est reconsidérer l’autre autrement, accepter que l’autre existe avec ses raisons, avec sa logique. C’est donc accepter que soi-même on puisse aussi exister sans se référer au mal qui nous a été fait. C’est accepter de reconstruire une relation avec l’autre, en enlevant ce qui fait obstacle entre nous dans la relation. 

C’est finalement exister soi-même puisque globalement, et nous le savons, la vie est relation.

 

Il est vrai que cela n’est pas facile. Et c’est sans doute pour cela que le pardon des offenses se trouve dans le « Notre Père » non pas comme un commandement moral qui aurait été « Tu dois pardonner », mais comme une prière adressée à notre Père parce que dans ce domaine, la volonté ne suffit pas. Jésus nous donne ici un signe éminent et vital sur ce que nous pouvons désirer, en sachant que pour accomplir cet idéal, il nous faut nécessairement l’aide de Dieu. C’est un domaine où par excellence,  il faut apprendre à grandir petit à petit. 

Il ne saurait en être autrement car cela ne pourrait qu’ajouter à notre culpabilité. Je serai nécessairement toujours encombré de ressentiments mais en plus je m’en sentirai coupable, coupable de ne pas parvenir à pardonner. Ce serait ajouter de la souffrance à la souffrance. 

C’est pourquoi il ne faut pas lire les deux parties de cette demande comme si l’une conditionnait l’autre. 

Celui qui n’y parvient pas est lui-même pardonné par Dieu de ce péché. Mais être assez systématiquement incapable du pardon constitue un grave obstacle  entre le pardon de Dieu et nous. Cela veut dire que nous ne sommes peut-être pas capables de recevoir ce pardon pour nous-mêmes, d’en être au bénéfice. Croire dans le pardon, ce n’est pas en faire une œuvre méritoire.

Sinon ce serait catastrophique, ce serait rajouter de la peine à la peine. Mais c’est le vivre concrètement : être capable de pardonner aux autres, c’est un signe de la sincérité et de l’intensité de notre foi. C’est une validation de notre seconde naissance. C’est une victoire au plus profond de nous-mêmes. 

Le sens de la demande, c’est bien « pardonne-nous nos offenses et permets que nous puissions aussi pardonner à ceux qui nous ont offensés ». Dans ces deux prières, nous prions Dieu parce que nous avons besoin de lui. 

Le pardon reçu est en effet lié au pardon offert. D’un côté, on ne peut vraiment pardonner les autres que si l’on se sait soi-même pardonné, et pardonné de graves péchés qui témoignent de graves insuffisances, de graves limites. Mais de même, on ne peut se sentir vraiment libéré de tout sentiment de culpabilité que si soi-même on cesse de juger en permanence les autres et d’être intolérants à leur égard. Certes on peut considérer que le pardon de Dieu est l’acte fondateur. Mais il faut recevoir le pardon, en ressentir le poids, la force libératrice. C’est pourquoi pardonner et être pardonné, c’est en fait un même mouvement, une même dimension. C’est entrer progressivement dans la logique de la libération et de la construction. 

C’est en effet une dimension essentielle du pardon. Nous tournons la page, nous nous libérons des chaînes du passé pour nous tourner vers l’avenir, pour écrire une nouvelle page. Pour l’évangile, l’essentiel n’est jamais ce qui est derrière nous, mais ce qui est devant nous. L’essentiel, c’est le chemin que nous prenons, l’horizon vers lequel nous allons. A la limite, l’essentiel n’est pas dans le pardon. Celui-ci est acquis. L’essentiel, c’est d’être pardonné pour être libéré, et notamment du péché. Jésus dit à la femme adultère : « vas, et ne pèche plus ! » 

Vœu pieu pourrait-on affirmer car s’il lui reste une longue vie, la femme adultère péchera encore. Mais elle ne vivra pas dans le remords et le regret, elle aimera davantage au sens noble du terme, elle sera encore plus heureuse.

 

En conclusion,

Parce que Jésus l’a enseigné dans la seule prière qu’il ait léguée aux apôtres, le pardon est un facteur central, une valeur centrale de l’Evangile. Nous sommes pardonnés, et nous avons sans cesse le besoin d’éprouver le pardon de Dieu. Mais nous avons surtout la possibilité de vivre cette grâce du salut. Et quelle meilleure manière de la vivre que de pardonner aux autres pour avoir un cœur plus reconnaissant, une âme plus disponible pour aimer Dieu et les hommes et les femmes de notre entourage. 

Pardonner. Ce verbe n’exprime pas une initiative de l’homme. Il a été implanté dans son cœur par le Christ. C’est Jésus qui nous autorise à pardonner, beaucoup plus qu’il nous l’ordonne. Nous sommes des débiteurs insolvables de Dieu, et Dieu accepte grâce à Jésus de nous en décharger. 

Rappelons-nous toujours, en récitant le « Notre père », en présence de nos adversaires, ennemis, contradicteurs, cette formule de Karl Barth : «  Nos actions n’ont besoin que d’une chose, c’est d’être pardonnées ». Sûrs de la miséricorde de Dieu, osons être miséricordieux !

 

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