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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:00

Les fêtes de fin d'année terminées, les jeunes adultes ont entamé la séance de Janvier.  Pour des raisons pratiques, nous nous sommes réunis un dimanche après-midi et non un samedi soir, comme nous en avons l'habitude. C'est donc après avoir partagé des pizzas que nous avons eu notre séance concernant le temps, notre temps avec Dieu pour être plus précis.

 


 

le temps qui passeManque de temps ?

Si on observe notre entourage,  nos voisins, connaissances ou collègues, on peut être surpris de  voir nombre d'entre eux courir constamment par-ci ou par-là, en raison de  leurs diverses obligations. Et pourtant, ils regrettent, dans leur course, de ne pas avoir l'opportunité de faire encore telle ou telle chose et ils ont le sentiment de passer à côté de l'essentiel ; il y en a qui subissent leur situation, comme s'ils s'enfermaient dans un tourbillon  dont ils ne contrôlent pas le rythme... Parler du temps m'a donc semblé nécessaire, afin que nous puissions voir ensemble comment aller à la rencontre de Dieu, au milieu de toutes ces occupations qui nous envahissent, remplissent nos agendas  et nous privent du « temps avec Dieu ».

D'où vient donc ce manque de temps ? Nous laissons-nous trop oppresser par notre société ? Ou est-ce que nous ne savons que faire de notre temps... ? Qu'importe, c'est à nous de trouver le moyen de combler ce manque.

 

Le temps de Dieu          

            Tout d'abord, soulignons que lors de Son ministère, Jésus a pleuré à 2 reprises. La 1ère fois lors de la mort de Lazare, et la 2ème fois (celle qui nous intéresse), lorsqu'il s'approcha de Jérusalem, en disant : « Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Maintenant elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis (…) te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée ». (Luc 19:41-44). Dans ce passage, Jésus prophétise contre la ville de Jérusalem à cause de son incrédulité, mais Il en éprouve beaucoup plus de tristesse que de colère. Considérons en effet l'aspect tragique où Jésus, souvent présenté dans les Evangiles comme source d'espérance, pleure amèrement sur cette ville qu'Il aime, comme ne pouvant rien faire pour elle ! Et ce parce que Jérusalem a gaspillé son temps... !!

            Rassurons-nous, cette condamnation ne concerne pas ceux qui appartiennent au Christ, comme le précise Paul : « Il n'y a maintenant plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ... ». (Romains 8:1), plus de condamnation pour ceux qui ont saisi la visitation de Jésus, et qui ont fait entrer le salut dans leur vie, comme l'a fait Zachée (voir Luc 19 : 1-10). Mais notre conversion ne fait pas tout, et nous avons, en tant qu'enfants de Dieu, besoin de passer du temps dans la présence du Père. Car sinon, nous laissons notre temps s'évaporer petit à petit pour des besoins temporels au détriment des choses d'en-haut, nous laissons les désirs et les soucis dévorer notre relation avec Dieu, et nous ne grandissons pas spirituellement. Dieu continue de nous visiter même après notre repentance, et si nous ne passons pas du temps avec Lui, nous passerons à côté de beaucoup de réalités.

 

Rachetons le temps !

            Après notre conversion, nous " changeons de temps ", car nous passons d'un statut  d'étranger à Dieu (ou temps de ténèbres) au statut de citoyens du ciel (temps de lumière) « Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu » (Ephésiens 2 :19). En tant qu'étrangers, nous étions rebelles à la Parole et vivions selon les convoitises et le train de ce monde. Dans cette situation, nous cherchions naturellement à nous y établir, et à tirer  gloire de nos œuvres, à l'image des bâtisseurs de la tour de Babel. « Allons ! Bâtissons- nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons nous un nom... » (Genèse 11:4). Mais en tant que citoyens du ciel, notre situation change, et selon l’œuvre de la rédemption qui nous a été manifestée à la Croix, nous sommes gardés pour le salut par la foi. Délivrés de l'amour de ce monde, nous sommes comme des enfants obéissants qui aspirent au Royaume du Père, et par conséquent, nous devenons voyageurs et pèlerins sur la terre, et nous ne  suivons plus qu'un seul chemin, Jésus. C'est ainsi que nous cheminons vers la demeure qui nous est réservée à la suite du Guide qui nous a pris là où nous étions, et rachetés « Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes » (1 Pierre 2:25).

             Dieu nous a visités, nous avons saisi l'occasion, et nous voici donc entrés dans le temps du pèlerinage. Mais pour avancer, nous devons dorénavant prendre le temps de respecter certaines disciplines car nous avons besoin d'être gardés en bonne condition pour la marche. Il est primordial d'être en possession de tous nos moyens  afin de surmonter les épreuves qui se présenteront sur notre route et de discerner les mauvaises directions qui peuvent nous détourner de notre voie. Sinon nous n'aurions plus ni la force, ni la vision, ni la motivation pour aller de l'avant. « Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme » (1 Pierre 2:11).

 

             Nous allons (voir schéma ci-dessous) saisir le rôle et l'importance de ces disciplines dans notre marche chrétienne. Cela  nous aidera à mieux comprendre ce que nous faisons lorsque nous consacrons du temps au Seigneur, et pourquoi ces temps sont vitaux pour nous. Il ne s'agit évidemment pas d'opposer les actions du corps aux  actions de l'esprit, c'est juste une image qui nous aide à comprendre en quoi toutes ces choses sont bénéfiques à notre âme.

lesprit et le corps 2

 

 

La prière : Bien qu’il existe plusieurs manières (debout, à genoux, avec force, ou dans les larmes) et plusieurs raisons pour prier (l'action de grâce, l'intercession, la louange, la persévérance...), le phénomène qui s'opère lorsque nous entrons dans la prière est toujours le même : Nous mettons notre foi au travail. Dans le schéma, la prière a été comparée à un corps en activité, car en effet, aussi bien qu'une longue marche alourdit et  fatigue  le corps s’il n'est pas exercé, le manque de foi rend la vie chrétienne fragile et instable « Car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur. » (Jacques 1:6-7). Nous sommes des pèlerins, donc attirés par diverses tentations ou 'épreuves sentimentales' qui nous font traîner, hésiter, voire arrêter notre marche, par manque de force, ou plutôt manque de foi. Ainsi donc, la prière n'est pas une option : elle stimule en nous le désir de croire, d'espérer encore plus, et de faire preuve de fermeté devant les situations décourageantes. Sans une foi ferme, on ne peut pas aller loin avec Dieu. « Le juste vivra par la foi » (Habacuc 2:4).

Le temps de prière est aussi important que les heures de travail de notre vie terrestre où nous investissons/travaillons pour réaliser des projets. Notre espérance en Jésus nous pousse à prier pour que Dieu réalise Son plan dans nos vies. Si nous voyons notre foi comme un plan de travail pour Dieu, considérons que plus cette table est grande,  plus le Seigneur aura de l'espace pour œuvrer. Par la prière, nous ne faisons que préparer, ou arranger cette table de travail pour que l’œuvre du Seigneur puisse s'y révéler au mieux. « Elie était un homme de la même nature que nous : il pria avec instance pour qu'il ne plût point, et il ne tomba pas de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit » (Jacques 5:17-18).

 

La Parole : Comme  la prière, la foi est indispensable pour que la marche soit possible. Encore faut-il savoir en qui avoir foi, et comment garder le bon cap... C'est à cette problématique que Jésus répond, par cette célèbre réplique face au tentateur:  « L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4). Nous avons besoin de nous nourrir continuellement de la Parole, car elle est pour nous la source inépuisable qui nous révèle la pensée de Dieu, de telle sorte que nous soyons toujours bien orientés. Repère authentique pour notre marche, elle n'a pas pour rôle de nous indiquer le chemin comme le ferait une carte routière où tout le trajet est connu d'avance, mais elle a plutôt le rôle d'un pointeur qui nous invite à garder notre regard sur Jésus-Christ, le Chemin. « La lumière est douce, et il est agréable aux yeux de voir le soleil ; si donc un homme vit beaucoup d'années, et qu'il pense aux jours de ténèbres qui seront nombreux, tout ce qui arrivera est vanité ». (Eccl 11:7), « Ta Parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier » (Ps 119:105).

Ainsi, en nous nourrissant de la Parole par la lecture de la Bible, notre vision s'éclaire, et nous maintient sur ce chemin étroit que Jésus nous exhorte à emprunter pour ne pas nous retrouver sur le chemin large de la perdition.  « Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en Celui qui est le chef, Christ. » (Ephésiens 4:13-14).

                                  

La joie : « Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur » (Philippiens 3:1). A ne pas confondre avec l'émotion passionnelle que l'on éprouve suite à un événement sportif ou à l'annonce du résultat du baccalauréat ! Même si ces joies sont légitimes... La joie décrite dans les Evangiles et les Epîtres est un état d'esprit qui nous rend sereins vis-à-vis de notre confiance dans le Seigneur, au point que nous gardons une relation paisible avec Lui, même dans la souffrance. Cette confiance intime avec Dieu nous fait entrer dans un repos céleste qui apaise notre âme, parce que nous nous reposons sur l’œuvre de la Rédemption « Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s'est reposé des Siennes » (Hébreux 4:10). Comme des petits enfants qui dorment sur leurs deux oreilles, sachant que leurs parents sont toujours là pour eux, nous restons tranquilles, parce que nous savons en Qui nous croyons. «Il ne permettra point que ton pied chancelle ; Celui qui te garde ne sommeillera point, voici, Il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël » (Psaumes 121:3-4). Cet état d'esprit n'a rien de naïf, mais, ayant en Jésus-Christ l'assurance du salut, le pèlerin garde la tête haute durant sa marche. Notre attitude face à une épreuve ne doit donc pas nous faire basculer dans le doute, au contraire, nous devons nous accrocher encore plus à Dieu, conscients que chaque seconde passée avec lui vaut plus que de l'or !! « Nous avons, par la foi en Lui (Jésus-Christ), la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance » (Eph 3:12).   

La communion fraternelle : Sur le chemin, le pèlerin a aussi des compagnons de route avec qui il partage ses expériences. A plusieurs, on peut « travailler » ensemble, « partager un repas », se réjouir ensemble. La communion fraternelle  nous  réunit autour de Dieu par son Fils, Jésus-Christ, qui veut que nous marchions d'un même pas dans une entente fraternelle. « Ayez un même sentiment, vivez en paix, et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser ». (2 Corinthiens 13:12-13).

Dieu peut à Lui seul combler nos besoins terrestres et spirituels, mais nous devons aussi consacrer du temps pour partager notre foi avec nos frères et sœurs  parce que la communion fraternelle fait partie de Son plan pour notre sanctification. « Comme le fer aiguise le fer, ainsi l'homme aiguise la face de son ami » (Proverbes 27:17). La communion fraternelle suppose l'humilité : en effet, Dieu peut ainsi utiliser qui Il veut pour faire ce qu'Il veut à qui Il veut ; or si nous restons dans notre orgueil, dans notre esprit de jugement, nous ne pouvons recevoir ce que le Seigneur veut nous communiquer à travers les autres. « Persévérez dans l'amour fraternel. N'oubliez pas l'hospitalité ; car, en l'exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir » (Hébreux 13:1)

 

Le témoignage : Pour ma part, l'image qui correspondrait le mieux au témoignage est celui d'un Héraut. La grande majorité du peuple de l'époque de la Renaissance ne sachant pas lire, les hérauts, sortes de crieurs publics, étaient chargés de faire les proclamations solennelles, d'annoncer les nouvelles lois ou les jours de marché, de transmettre les messages importants... Nous aussi, pèlerins en marche,   nous avons pour rôle de crier (au sens figuré!!), de témoigner à ceux qui sont encore sur les larges sentiers, afin qu'ils puissent, de là où ils sont, lever les yeux et tourner leurs regards vers notre Berger. « Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu au jour où Il les visitera » (1 Pierre 2:12).

Pour chacune de ces activités, la présence de Dieu est indispensable, car c'est Lui qui pourvoit à tout pour notre marche. La condition sin qua non pour être dans Sa présence est la foi en Jésus-Christ, tandis que l'incrédulité et le péché nous en privent. « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu...» (Romains 3:23). Aujourd'hui, c'est le Saint-Esprit, le Consolateur que Jésus nous a envoyé, qui agit dans nos cœurs, et Il est le sceau qui témoigne de notre appartenance à Dieu « L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8:16). Cette parole rappelle par ailleurs qu’aucune de nos œuvres ne  contribue à notre salut, qui nous est gratuitement donné par la mort de Jésus sur la Croix. 

 

Savoir prendre le temps            

Les activités quotidiennes vouées au corps ne durent qu’un temps, alors que celles qui accompagnent la marche chrétienne sont intemporelles. On ne peut manger, boire, dormir, ou travailler sans discontinuer, mais il y a des états d'esprit que nous pouvons éprouver constamment « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous » (Philippiens 4:4), « Soyez toujours joyeux, priez sans cesse » (1 Thessaloniciens 5:16-17).

La multitude de nos activités qui peut nous conduire jusqu’au surmenage nous fait croire que nous n’avons pas de temps pour partager un moment avec Dieu (pas le temps d'aller à tel culte, ou à telle réunion etc...). En réalité, il n'existe pas un endroit ou un moment dans l'espace-temps où le nom du Seigneur ne puisse être adoré. « L'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père (…). Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande » (Jean 4:21-23). Ne faisons pas l'erreur de guetter un moment favorable pour passer du temps dans la présence du Père, car nous ne trouverons évidemment pas la bonne occasion ! En réalité, tout est une question de volonté, et le temps,  " il ne faut pas l'attendre, il faut le prendre". L’ennemi cherche constamment à nous faire trébucher, alors saisissons, comme des pèlerins avisés,  toutes les occasions pour aller de l'avant, pour améliorer nos conditions de voyage, et pour inviter à nous rejoindre ceux qui ne sont pas encore sur le chemin.  Ainsi, nous pouvons « racheter le temps, car les jours sont mauvais » (Éphésiens 5:16).

 

             Dieu fait tout, Il gère donc aussi notre temps, étant le Maître « des temps et des circonstances » (Daniel 2 : 21). Il est donc l'auteur de ces occasions que nous devons saisir. Il n'y a pas de temps spécifique pour prier, pour être dans la joie, etc… mais soyons à l'écoute du Saint-Esprit, et faisons preuve de patience. « Mieux vaut un esprit patient qu'un esprit hautain » (Ecclésiaste 7:8). La patience, c’est plus que la capacité d’attendre  pendant longtemps, c’est aussi savoir « qu'il y a un temps pour toute chose », (Eccl. 3 : 1) et que ce temps-là est fixé par Dieu. Avec patience, donc, profitons du temps que nous avons ici-bas pour marcher en paix, avec crainte et assurance vers notre cité.

 

Quelques chants en rapport avec le thème

J'aime ta présence              paroles de j'aime ta présence

En son temps

L'Eternel règne


mieux connaître Le groupe des "jeunes adultes"


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Published by église évangélique de Deuil la Barre - dans Jeunes adultes
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