prédication du 6 juillet

Jeudi 1 mai 2014 4 01 /05 /Mai /2014 17:39

Le groupe de jeunes adultes , pour la séance de mars, s'est réuni un samedi soir, autour d'une petite collation. C'est à la demande d'une de nos membres que nous avons discuté sur la question suivante : « Comment avoir un impact sur le monde, à notre échelle, avec notre foi ?».

 

Le monde tel qu'il est : une fatalité ?

Le monde où nous vivons est rempli essentiellement d'hommes et de femmes insatisfaits. Quels que soient notre statut social, notre culture, ou notre caractère, nous assistons régulièrement à des injustices ou des abus (gaspillage de nourriture, violation du droit de l'opprimé...) qui stimulent en nous le désir de changer notre monde. Le fait qu'il y ait autant d'associations, d'organismes et d'artistes qui prônent d'agir « pour un monde meilleur » témoigne de l'ampleur du désir de changement que suscite ce sentiment d'injustice. Bien que nous ayons tous la volonté de voir notre monde changer, nous n'avons pas tous la même approche sur la question. L'essayiste Georges Bernard Shaw, conscient de l'insatisfaction répandue à l'échelle humaine, utilisera cette fameuse formule : « Il y a dans la vie deux catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent : pourquoi ? Et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent : pourquoi pas ? ». Parmi ces catégories, certains préfèrent « se résigner » à ne changer quoi que ce soit face à tant de fatalités, concluant que le monde restera monde; d'autres, au contraire, persistent à croire au changement qu'ils peuvent apporter, et se lèvent pour proposer une autre voie, quitte, parfois, à l'imposer... changer le monde

Peux t-on changer le monde ?

Dans Son sermon sur la montagne, le Seigneur nous appelle à être la « lumière du monde » (Matthieu 5:14) dans un monde de ténèbres. Cependant cette image n'implique pas que nous agissions de manière à impressionner les autres ou que nous ayons une certaine érudition nous rendant capables d'imposer aux autres notre vision de la Parole. La réponse de Jésus face aux pharisiens qui lui demandent un signe nous montre qu'Il ne recherchait pas l'admiration des hommes : « Une génération méchante et adultère demande un miracle, il ne lui sera donné d'autre miracle que celui de Jonas ». (Matthieu 16:4), (notons que Jésus donne cette même réponse à 2 reprises au cours de son ministère). On remarque bien que Jésus est pour le moins insatisfait de ce monde, mais lorsqu'on lui propose de « changer le monde à la manière des hommes », c'est-à-dire d'influencer les hommes et les femmes de manière à frapper les regards, Il insiste sur la seule chose qu'il a à proposer: le miracle de Jonas. Les paroles de Jésus face aux pharisiens sont une réponse pour nous aussi, qui sommes habités par ce sentiment d'injustice; elles proposent une autre approche pour répondre à nos désirs de changement. Avant de nous pencher sur la signification du miracle de Jonas, voici une citation attribuée à un moine du Moyen-Âge qui illustre bien de quelle manière le Seigneur nous appelle à « changer le monde » :

            « Quand j’étais jeune homme, je voulais changer le monde. Je me suis aperçu que c’était difficile ; j’ai donc essayé de changer mon pays. Quand je me suis aperçu que c’était impossible, je me suis concentré sur ma ville. Je n’ai pas pu faire cela non plus. Et à l’âge mûr, j’ai essayé de changer ma famille. À présent que je suis vieux, je me rends compte que je ne peux changer que moi, et je me dis que si j’avais changé, moi, il y a longtemps, j’aurais eu un impact sur ma famille. Ma famille et moi aurions pu avoir un impact sur notre ville. L’impact des habitants de ma ville aurait pu changer le pays tout entier, et j’aurais effectivement changé le monde. ».

Changer d'abord notre coeur 

En effet, nous avons tous le réflexe d'observer le monde dans lequel nous vivons, mais nous osons plus rarement jeter un regard sur notre cœur, face au miroir qu'est la Parole (cf Jacques 1 : 23), afin d'y repérer les taches à enlever. Nous attribuons souvent les abus et les injustices de ce monde au capitalisme, au libéralisme, au communisme, au marxisme, au socialisme, voire au « tout ce que vous voulisme », tandis que Jésus nous met en garde en pointant le cœur de l'homme comme  responsable principal : « Car c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. » (Matthieu 15 : 20). Au cours des siècles, l'humanité a vu s'enchaîner des royaumes, des empires et des républiques, mais tant que l'homme ne change pas sa propre nature, il restera toujours insatisfait... de lui même et des autres.

             Comme nous l'avons vu, il est préférable, aux yeux de Dieu, de voir un cœur se transformer au milieu d'un monde pervers et corrompu que de voir un monde être révolutionné par des hommes endurcis. Avant donc qu'on puisse avoir une influence sur nos semblables, il faut que notre cœur soit changé.

            Ce changement intérieur ne nous oblige pas forcément à renoncer à nos principes personnels pour adapter notre manière de vivre au monde actuel « Ne vous conformez pas au siècle présent... » (Romains 12:2), mais il nous demande de nous soumettre à la Parole à travers des événements expérimentés.

            Les expériences vécues façonnent notre caractère. Il arrive par exemple qu'un conducteur change son comportement sur la route après avoir subi un accident grave, ou qu'une femme change son style vestimentaire suite à une expérience humiliante... Il en va ainsi de notre vie chrétienne: nous devenons enfants de Dieu après avoir vécu l'expérience de Christ, à savoir, la mort et la résurrection. Nous revenons en effet au signe de Jonas dont Jésus parle aux pharisiens : « En effet, comme Jonas resta 3 jours et 3 nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l'homme passera 3 jours et 3 nuits dans le sein de la terre » (Matthieu 12:40). Une fois qu'on a expérimenté l’œuvre de la croix et goûté au don céleste, nous devenons une nouvelle créature, et à partir de là nous commençons à changer. Alors que, par exemple, nous cherchions de la reconnaissance pour nos œuvres de la part des hommes, notre cœur devient reconnaissant envers Dieu pour Son œuvre excellente. Il arrive qu'on ait en horreur des choses que nous aimions autrefois; nous recherchons de plus en plus ce qui est agréable à Dieu; nous arrêtons de chercher notre propre gloire car, petit à petit, nous sommes poussés à n'élever que le Nom de Jésus devant les autres, et cette nouvelle nature affecte aussi nos sentiments, nos intérêts, etc... Ce miracle de Jonas, qui est en fin de compte un appel à la repentance, est le seul message que Jésus donne à ce monde « méchant et adultère ».  Ceux qui y répondent verront en eux leur nature  changer peu à peu sous l'action du Saint-Esprit qui leur a été donné: « Je leur donnerai un cœur qui me sera entièrement dévoué et je mettrai en eux un esprit nouveau, j'ôterai de leur être leur cœur dur comme la pierre, et je leur donnerai un cœur de chair » (Ézéchiel 11:19). La mort et la résurrection de Christ prend ainsi une importance capitale, car ce miracle est le seul fait historique (si je puis dire) sur lequel le monde peut s'appuyer pour se réconcilier avec Dieu. « Et si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans le péché ». (1 Corinthiens 15:17).

Un être différent , transformé peut transformer nos proches

Une fois transformés, nous vivons avec des désirs et des aspirations émanant d'un cœur humble et reconnaissant, et nous trouvons notre satisfaction dans l'assurance du salut par la foi en Jésus-Christ. Ainsi, nous pouvons éveiller chez les autres une attention particulière à cause de notre manière de vivre. Un peu comme quand nous voyageons et découvrons d'autres cultures, notre engagement à marcher avec Dieu fait de nous des « étrangers » avec une culture qui peut retentir sur nos semblables. Par exemple, tandis qu'un des principes qui régit ce monde dit : « Si tu as de l'amour et de l'argent, tu seras heureux », celui qui aura expérimenté le miracle de Jonas aura pour principe : « Crois au Seigneur Jésus-Christ, et tu seras sauvé, toi et ta famille » (Actes 16:31).  Le monde nous propose de gagner notre bien-être par nos richesses et nos aptitudes, quitte à mépriser l'autre par égocentrisme, alors que l'Evangile de Jésus réserve le salut à ceux qui se repentent de leur voies et attendent par la foi d'entrer dans le repos (cf Hébreux 4:1). Vivre dans cette espérance a tendance à nous « séparer » des principes de ce monde, et nous pouvons amener notre prochain à se poser des questions.

             Parmi les différents exemples rapportés par la Bible, prenons le cas d’Ève, la femme d'Adam. Ève a pour réputation d'être celle qui a cédé à la tentation et par conséquent amorcé la chute, mais la Bible fait d'elle aussi la 1ère révolutionnaire de l'histoire... La Bible ne donne pas trop de détails sur son vécu. Il faut,  pour s'en rendre compte, prêter attention à ses paroles dans le chapitre 4 de la Genèse. Après avoir été chassés du jardin, Adam et Ève enfantèrent Caïn, et Ève va s'exprimer pour commémorer l'événement : « elle devint enceinte et donna naissance à Caïn. Elle dit : 'J'ai formé un homme avec l'aide de l’Éternel.' » (Genèse 4:1). Ses dires révèlent sa vanité  lors de la naissance de Caïn. Elle estime être celle qui a formé son enfant, sans l'aide d'Adam, et n'attribuant à Dieu qu'un rôle d'assistant ou de sage-femme. Mais son orgueil a dû prendre un coup suite au meurtre d'Abel, elle a du se retrouver dans une mauvaise posture en tant que mère... Nous n'avons pas d'autres détails sur son état d'âme lors de cette période, mais la suite nous fait part de sa consolation : « Adam s'unit encore à sa femme et elle mit au monde un fils qu'elle nomma Seth car, dit-elle, Dieu m'a suscité une autre descendance pour remplacer Abel que Caïn a tué' ». (Genèse 4:25). Ici, nous changeons de registre,  Ève rend grâce à Dieu qui la console en lui accordant une autre chance. Elle a dû, suite à la naissance de Seth, vivre en exprimant sa reconnaissance envers Celui qui a su lui redonner espoir vis-à-vis de la promesse qui lui avait été faite : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité:celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui briseras le talon ». (Genèse 3:15). Et ce nouveau caractère qu'elle a manifesté a eu pour conséquence un certain réveil dans le cœur de ses contemporains : « Seth aussi eut un fils qu'il appela Enosh, c'est alors que l'on commença à invoquer le nom de l’Éternel ». (Genèse 4:26). En effet, le témoignage porté par ceux qui professent la foi en Jésus-Christ amène les autres à rechercher et  à  invoquer le Nom du Seigneur.

 L'importance du témoignage

            Face à toutes ces injustices qui se font sous le soleil, il est légitime de vouloir voir les choses bouger, ou changer, mais ne soyons pas hautains. Au contraire, faisons preuve de patience, et attendons-nous à Dieu. Il se peut, sans même que nous le sachions, que le Seigneur se serve de nous pour toucher les cœurs, pourvu que nous persistions à nous sanctifier, et à nous préserver des corruptions de ce monde. Nous pouvons évidemment avoir de la considération pour les autres; leur en faire part peut les encourager, mais ce qui les touche dans notre témoignage, c'est notre amour pour le Seigneur: « Si vous m'aimez, gardez mes commandements ». (Jean 14:15). Lorsqu'on nous méprise, nous bénissons; lorsqu'on nous flatte, nous rendons grâce au Seigneur; nous méprisons toute vaine gloire et nous faisons preuve d'humilité au point de nous rabaisser nous-mêmes pour mieux servir, considérant l'intérêt des autres supérieur au nôtre... Devenus de nouvelles créatures, c'est à travers notre vie d'obéissance et de reconnaissance que nous témoignons de la sainteté du Christ. Ce témoignage est ni calculé, ni « masqué » mais naturel. En obéissant à la loi royale, nous produisons beaucoup de fruits dans le cœur des hommes. « Si vous accomplissez la loi royale,  selon l'Ecriture : tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien ». (Jacques 2:8).

            En revanche, si nous sommes enfants de Dieu, ne nous mettons pas à juger les autres sur leur faiblesse, c'est un acte orgueilleux qui n'apporte aucun fruit, au contraire; il a plutôt pour effet de freiner l’œuvre que Dieu a préparée dans le cœur de certains.

« Nous voudrions te voir faire un miracle du ciel... ». A cause de cet envie d'espérer en un monde meilleur, l'homme ressent parfois l'envie de voir des miracles, et, pour répondre à cette attente, Le Seigneur nous appelle à être ce miracle en devenant à l'image du Fils. Le caractère de Christ, c'est la charité, lui qui a aimé l’Église comme son propre corps, a su montrer jusqu'à la fin de son ministère que de l'amour « Père, pardonne les car ils ne savent pas ce qu'ils font... » (Luc 23:34). Si les hommes réalisaient à quel point Jésus les aime, leur cœur serait touché, à nous donc, ayant expérimenté le signe de Jonas, de révéler au monde la Personne de Jésus-Christ.

 

Quelques chants liés à cette réflexion - débat :

 

 Let the weak say I'm strong

 Seigneur, par la clarté

  

Retrouvez les activités du groupe :  Le groupe des "jeunes adultes" 

 

Par église évangélique de Deuil la Barre - Publié dans : Jeunes adultes
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